10 NEW PLANT SPECIES DESCRIBED BY THE MISSOURI BOTANICAL GARDEN IN 2020

Each year, the Missouri Botanical Garden’s Science and Conservation staff discover and name about 200 plant species new to science. That’s roughly 10 percent of all plant species discovered by scientists worldwide annually.

Discovery is the first crucial step in plant conservation. Until a species is described,…

INSELBERGS

Sauf erreur de notre part, MBG est la seule institution botanique à Madagascar qui porte un intérêt scientifique à ces habitats rocheux que sont les Inselbergs. Marina a parlé de ces habitats particuliers ou micro hotspots : elle a partagé à une large audience nos connaissances sur la flore de cet écosystème qui vus de loin paraissant sans vie mais oh combien riche une fois en leur sein, semblent hostiles avec ses rudes conditions écologiques mais piliers d’une multitude de services écosytémiques, sources de bien-être des populations riveraines.

FLORE PERDUE

Une estimation de la flore « perdue » de Madagascar : toujours à l’ATBC, les résultats pertinents de l’étude de Sandratra ont été présentés par Sylvie dans un symposium sous le thème « Importance of Searching for lost Species for Plant Conservation in Madagascar ».
Ici les espèces considérées comme « perdues » sont celles non vues dans la nature depuis 50 ans. La base de données TROPICOS étant analysée pour donner une estimation de perte présumée de 12 % en espèce de la flore. L’étape suivante est la recherche des espèces dans leur habitat pour confirmer ou infirmer leur disparition ou extinction.

TACHIADENUS VOHIMAVENSIS

Une fois de plus, l’importance des prospections des zones mal connues ainsi que la curation des spécimens dans les herbiers nationaux et internationaux a été prouvée par la redécouverte d’une population de l’espèce Tachiadenus vohimavensis Humbert par le botaniste Richard Rakazamalala en 2009. La seule et unique collection connue pour l’espèce a été faite par Humbert en 1947 dans le massif de Beampingaratsy, massif mal connu floristiquement car la seule donnée actuellement disponible provient des explorations au temps d’Humbert avec laquelle l’espèce a été évaluée comme en Danger Critique. Ainsi sans l’exploration en 2009 par l’équipe de Richard, cette espèce reste toujours classée dans la catégorie des présumées éteintes se tenant à la définition que toute espèce non vue depuis 50 ans est considérée comme éteinte jusqu’à nouvel ordre.

La nouvelle population a été redécouverte en 2009 mais Richard n’a pu mettre un nom d’espèce et ce n’est que douze ans plus tard ou plus (2021) lorsque les spécialistes basés à Genève ont fait la curation du genre et ont pu bien attribuer à cette plante le nom de Tachiadenus vohimavensis.

Beaucoup restent à découvrir pour la flore de Madagascar. A vos flairs les botanistes……