11 régions de Madagascar
24 mois (Démarrage septembre 2024)
CEPF (Critical Ecosystem Partnership Fund)
Sylvie ANDRIMABOLOLONERA
Coordinatrice Unité Recherche MBG Madagascar Sylvie.andriambololonera@mobot.mg
Certaines espèces d’arbres AZE dites « orphelines » ne sont connues que d’un seul site, souvent non protégé, et leur extinction peut survenir rapidement si aucune action n’est menée. En les identifiant et en les priorisant, puis en organisant des missions de terrain (localisation, phénologie, collecte de graines/tissus), le projet sécurise du matériel vivant par des solutions ex situ (banques de semences, banques de gènes de terrain, collections en jardins/arboreta) et restaure des populations via la replantation dans trois KBA prioritaires. Cette combinaison réduit le risque d’extinction et alimente une dynamique de coordination et de stratégie nationale pour la conservation des espèces AZE.
Les espèces cibles sont des espèces d’arbres AZE dites “orphelines”, c’est-à-dire connues d’un seul site (souvent non protégé ou insuffisamment sécurisé) et présentant un risque élevé d’extinction. Le projet vise à réduire ce risque en sécurisant du matériel vivant (graines/tissus), en assurant leur multiplication et leur conservation (ex situ et banques de gènes de terrain), puis en renforçant ou reconstituant des populations viables à travers des actions de restauration et de replantation dans des sites prioritaires. |
Mise en œuvre ciblée sur des espèces AZE au sein de KBA prioritaires.
Alignement avec les priorités CEPF en matière de résilience climatique des communautés et de conservation dans les KBA
Pour répondre au risque d’extinction rapide des espèces d’arbres AZE « orphelines », le projet se structure autour de cinq objectifs complémentaires :
1. Améliorer les connaissances : Cartographier, documenter et mettre à jour les données clés sur les espèces AZE orphelines (localisation, phénologie, menaces) pour guider les décisions de conservation.
2. Conserver ex situ : Sécuriser graines et matériel vivant via banques de semences, banques de gènes de terrain et collections, afin de réduire le risque d’extinction et soutenir la restauration.
3. Renforcer la communication : Produire et diffuser des informations claires, partagées entre institutions, ONG et communautés, pour accélérer l’adoption de bonnes pratiques et la coordination nationale.
4. Mobiliser les communautés : Former et impliquer guides, collecteurs et pépiniéristes locaux dans la collecte, la multiplication, la plantation et le suivi, en créant des bénéfices locaux durables.
5. Assurer la gestion de projet : Garantir une mise en œuvre conforme et transparente : planification, contrats, suivi-évaluation, rapports, audits et mécanisme de plaintes accessible aux parties prenantes.
Pour maximiser la survie des espèces ciblées, le projet combine des solutions de sauvegarde “filet de sécurité” et des actions de restauration sur le terrain, tout en structurant une dynamique nationale :
Coordination et plaidoyer : atelier national, mobilisation multi-acteurs, élaboration d’une stratégie nationale
Les activités ci-dessous traduisent concrètement les stratégies du projet, depuis la priorisation des espèces jusqu’à la replantation, le suivi et la mobilisation des acteurs :